Jacky Germain est décédé le 24 août à l’âge de 88 ans. Avec lui disparait une légende et une référence des paddocks français.
Né en 1936, Jacky Germain fut tour à tour ébéniste, tourneur et pilote de kart avant de se consacrer en 1965 à la préparation de motos de course pour son ami Alain Barbaroux. En 1968, ce dernier roule sur une Yamaha 250 TD1C avec laquelle il remportera le championnat de France à titre posthume : ce fut la première saison de Jacky Germain sur une Yamaha, une marque avec laquelle il allait écrire l’essentiel de sa carrière. Après avoir préparé les motos d’Olivier Chevallier, Thierry Tchernine ou Jean-Paul Boinet, Germain est recruté en 1976 par Jean-Claude Olivier pour s’occuper des motos de l’écurie Gauloises-Yamaha. Sorcier de la TZ, il travaille notamment avec Patrick Pons puis Christian Sarron avec lequel il décroche le titre de champion du monde 250 en 1984. Il accompagne ce dernier sur toute sa carrière en 500, de 1985 à 1990, avec à la clé une victoire et deux troisièmes places au classement général du championnat du monde.
Lorsque Sarron raccroche le cuir, Jacky Germain reste dans le giron Yamaha France : il s’occupe des coupes de marque XJR et TRX mais aussi de jeunes pilotes en championnat de France comme David Muscat. Et quand il prend sa retraite en 2002, Jacky ne quitte pas son atelier de Wissous pour autant : il restaure des TZ et prépare des 500 YZR pour accompagner l’essor des démonstrations de motos anciennes. Jusqu’au bout, il aura suivi sur les circuits ses pilotes fétiches.







